Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 juillet 2005 3 27 /07 /juillet /2005 00:00

       Quand j'ai vu "L'auberge espagnole" de Cédric Klapisch, j'ai décidé que moi aussi j'en voulai une d'auberge espagnole. Du moins je voulais tester cette forme de logement.
Alors quand il a fallu que j'emménage à Saumur pour cause de bts, et que j'ai vu cette annonce de chambres à louer dans une ancienne grange rénovée, j'ai sauté sur l'occasion.


    Et quelques jours plus tard, je m'enfonçais dans la campagne saumuroise pour visiter l'endroit rêvé.
L'annonce décrivait une dizaine de chambres dans une grange rénovée, avec une femme de ménage qui passait chaque semaine. Le tout pour un loyer correct.
J'imaginai déjà la superbe bâtisse fleurie avec poutres apparentes, le tout dans un style entre le rétro et le moderne... Je dois dire que la désillusion fut grande quand j'ai démarré la visite.
Il y avait bien les poutres apparentes, mais le reste ne suivait pas!

    Je me garai sur ce qui me semblait être un parking, mais qui ne me paraissait en aucun cas pouvoir contenir dix voitures en même temps! La route pour atteindre ce que je voulais prendre pour un coin de paradis était étroite et sinueuse. Tant mieux ! Ainsi ça ne serait pas la circulation qui me dérangerait! Juste en face, des poneys paissaient dans un pré.
    L'entrée du bâtiment semblait se faire par une arrière cour de graviers rouges, enfermée par une grande haie de tuyas. Déjà je remarquai que l'endroit n'était pas aussi beau qu'ilaurait pu l'être. Réflexion qui se confirma quand je poussai la porte pour visiter l'intérieur...
    J'entrai sur un couloir aux murs et aux sols blancs. A ma gauche, une double porte blanche donnait sur une cuisine elle même vêtue de blanc du sol au plafond. On aurait pu se croire dans un hôpital, sauf que ca n'était pas un blanc clinique. C'était bien pire que ça... C'était un blanc vieux, terne, comme si, ne sachant pas quoi faire, ou ayant peur de heurter certaines personnes en affichant un style, on avait opté  pour ce blanc, neutre, banal, incarnant l'anti- couleur, de peur d'oser en afficher une.
     Après réflexion, je me suis même demandée si c'était un réel manque de goût, ou si c'était la peur que la création d'une jolie demeure n'engendre des chambres trop belles pour de simples étudiants un peu fauchés,  qui les poussait à ce blanc morbide. Ce n'est que plus tard, constatant l'avarice de ces personnes que je compris qu'il ne pouvait s'agir que de mauvais goût.

Mais pour revenir à notre visite, il faut tout de même avouer que la cuisine commune était très spacieuse, avec deux frigidaires, et deux grandes tables (blanches!) sur lesquelles pouvaient festoyer ensemble une bonne dizaine de personnes.
    En face de la cuisine se trouvait une étroite salle rectangulaire : la salle de télévision. En guise de canapé, une armature en osier épais, recouverte d'un vieux matelas poussiéreux, dont je découvrirais plus tard qu'il est impossible de s'y assoir plus de deux heures sans risquer des bleus aux fesses et un terrible mal de dos.
    Puis j'ai visité les chambres, toutes identiques avec une petite salle de bain, un lit avec une couette bleue délavée et blanche, et un bureau, blanc évidemment ! Ah, il faut préciser que quelques tableaux aux couleurs passées tentaient d'égayer tout cela.

J'ai finalemement opté pour la chambre numéro cinq, un chouya plus grande que les autres, située à l'étage, au bout d'un couloir, avec meme une petite dizaine de mètres de ce couloir rien que pour moi!  Ca ne sert à rien, mais je trouvait ça sympa!

    Evidemment que tout ce blanc était glauque, et que le petit coin de paradis dont je rêvait s'avérait être moins paradisiaque que je l'imaginai, mais je me suis lancée le défi qu'en ajoutant mon petit grain de couleur, j'arriverai à en faire un nid douillet.
    j'étais toujours motivée par l'idée de la vie en coloc', et puis j'avais quand même le luxe d'être en rase campagne, un pré avec des poneys d'un coté, une grange de foin de l'autre, et pas de maison à moins de cinq cent mètres. Juste mes futurs colocs', les oiseaux et moi!
Saumur n'est pas une grande ville, mais quand on grandit à la campagne, on cherche à la garder avec soi jusqu'au bout.
Je m'engageai donc à nous emménager, tout mon bazar et moi, quelques mois plus tard, dans la chambre n°5 de la coloc' la plus reculée du saumurois!

Partager cet article
Repost0

commentaires

D
Un gros coucou vite fait en passant très vite!<br /> @ bientôt!
Répondre
S
j'espère que tu nous fera part de la suite de ton aventure...Gros bisous, Sabineb
Répondre
S
C'est bien, ca fais plaisir d'avoir une peu de lecture. Ca manquais ^_^<br /> <br /> < Ok je sors ... >
Répondre