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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 13:33

  Ragaillardis par cette découverte (voir épisode précédent ) nous repartons à travers les broussailles.
Et peu de temps après nous tombons sur une autre belle découverte, un Angraecum bracteosum.

Angraecum-bracteosum.jpg

Le pied doit avoir de l'âge car il est assez imposant. Il n'y a que 4 petites fleurs, attaquées par les aléas de la vie en forêt, mais à nos yeux, elles sont 10 fois plus belles que si nous les avions croisées dans une serre quelconque.
Encore une fois, nous nous arrêtons pendant dix bonnes minutes, le temps de les prendre en photos, et de les observer, puis nous nous décidons à reprendre la route. C'est pas le tout, mais nous avons un trou de fer à voir nous!!

Nous marchons un moment, croisant plusieurs Jumellea triquetra. Désormais, nous en croisons des dizaines, et après quelques photos, nous ne nous arrêtons plus. Ca fait plus de deux heures que nous sommes partis, alors que l'aller jusqu'au trou de fer dure environ une heure et demi!

DSC07937.JPG
Cette photo est intéressante, car nous y voyons tous les stades d'une floraison. Si l'on cherche bien, on y trouve quelques fleurs en boutons. Il y a de nombreuses fleurs écloses, et deux capsules qui, arrivées à maturité, ont éclaté, dispersant leurs milliers de graines microscopiques.
Peut être y a t'il aujourd'hui des bébés Jumellea qui poussent au pied de cet arbre...

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A contre coeur, nous accélérons le pas, passant devant des dizaines de ces délicates fleurs.
Mais comme on trouve toujours prétexte à s'arrêter (après tout, on est venus là plus pour les orchidées que pour le trou de fer!) nous trouvons sur le bord du chemin 2-3 arbres couchés par quelque tempête tropicale, et nous ne tardons pas à constater que ces troncs ne se sont pas trouvés perdus pour tout le monde.
En effet, ce coin est une bénédiction pour nous, puisque nous y trouvons au moins 6 ou 7 espèces d'orchidées différentes - pas toutes en fleurs, évidemment!

Nous commençons par nous attarder sur un Bulbophyllum caespitosum (? à confirmer) que nous ne verrons pas en fleurs, puisque le malin ne daigne nous montrer qu'une capsule en maturation, et des boutons encore bien verts!

Bulbo-caespitosum.jpg

Puis nous nous arrêtons sur un Bulbophyllum occlosum, qui nous fait la bonne blague de pendre d'un tronc couché à plus de deux mètres de hauteur de nos pieds!
Bras tendus, sans point d'appui, Matt a bien du mal à le prendre en photo, et nous n'en n'aurons pas de cliché net.

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C'est une orchidée étonnante, qui, apparemment n'éclot jamais, étant fécondée avant que les sépales n'aient le temps de se détacher. Il s'agit très certainement d'une de ces rares espèces qui se multiplient par l'autofécondation, c'est à dire que les pollinies d'une fleur entre en contact avec le stigmate de cette même fleur, la fécondant ainsi.
Ce mode de fonctionnement permet à certaines espèces d'orchidées de continuer à se multiplier en l'absence d'un insecte pollinisateur. Mais ce système a aussi ses limites, puisqu'il ne permet aucun brassage génétique, le père et la mère étant la même plante!
Je ne peux cependant pas trop m'aventurer à développer sur ce sujet avec le Bulbophyllum occlosum, je n'émet que des suppositions, les informations que j'ai à son propos étant très limitées.

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D'autres Bulbophyllums nous narguent avec leurs boutons déséspérément clos!

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Je ne sais pas, avec le recul, ce qui nous a fait penser que ce pouvaient être des Bulbophyllum caespitosum. Sans doute la manière dont la tige florale est érigée. Pourtant, il pourrait tout aussi bien s'agir de Bulbophyllum variegatum, ou encore un Bulbophyllum dont je n'ai entendu parler, sur les 120 espèces d'orchidées qui poussent sur l'île, je n'en connais que très peu, et ni les ouvrages, ni les informations que je peux trouver sur la toile ne peuvent m'aider, tellement ils sont maigres.

DSC07966.JPG
Pendant que Matt est tout affairé à ses photos, un voile de brume semble s'être posé sur la forêt et descendre peu à peu entre les branches pour arriver jusqu'à nous.
Trop affairés, nous ne le remarquons pas tout de suite. Pour ma part, je suis en pleine auscultation d'une capsule éclatée d'un angraecum ou jumellea, je ne sais pas bien.
A l'intérieur de la capsule complêtement noircie, j'observe des centaines de petites graines, pas plus grosses que des grains de sable fin. Curieuse, j'effleure la bête, et je me retrouve surprise par l'odeur qui s'en dégage... une délicieuse odeur de vanille..!
Epatée par cette formidable découverte (si si, c'est une formidable découverte!), je m'en vais rejoindre Matt qui fait connaissance avec un très joli Benthamia nigrescens. (Ne rêvez pas, elles n'ont de noms dans mon récit, que parce que j'ai fait des recherches après ; dans la forêt, nous étions déjà très fiers de nous quand nous pouvions déterminer le genre de l'orchidée que nous avions en face de nous, alors son espèce...!!)

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Ne vous fiez pas aux bulbes rougeaux devant l'objectif, c'est un Bulbophyllum qui fait son intéréssant! La bestiole à observer se trouve derrière!

J'aurais bien passé la journée là, mais le temps commence à nous presser, d'autant que nous sentons quelques gouttes de pluie nous mouiller la truffe!
Du coup, pour protéger l'appareil, Matt, après quelques derniers clichés de forêt le range à l'abri.

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Nous sommes tout près du trou de fer, et nous pressons le pas, passant devant des merveilles d'architecture végétale que nous n'avons pas le temps de contempler, la pluie se faisant plus insistante.
Enfin, après 20 mn de marche, nous entendons un bruit de cascade. Nous touchons au but. Le chemin s'arrête sur une rambarde que nous rejoignons avec hâte, le son de la cascade dans les oreilles, nous nous apprêtons à découvrir... RIEN!
Un brouillard des plus parfaits s'est chargé de nous gacher la vue, comme pour nous punir de nous être trop attardés devant les orchidées!
Et pour être sûr que ce que l'on rate est grandiose, la cascade fait entendre qu'elle se déverse dans une cuvette très profonde qui doit être un ravissement pour les yeux.
Si si, allez voir Gillou, il vous le dira, lui!

Morts de faim, et un peu dépités, c'est vrai, nous nous asseyons blottis sous un arbre creux, évitant les gouttes de pluie qui nous assaillent toujours, et nous nous rassasions de sandwichs improvisés composé d'un achard de légumes et d'une tranche de jambon.
Mais l'arbre notre hôte a beau être très gentil de nous héberger ainsi en son creux, il n'en reste pas moins peu confortable, surtout pour deux, et peu étanche.
Nous n'avons pas franchement envie de rester là à faire la sieste, mais plutot de décamper au plus vite, pour se retrouver au sec.
De toute façon, la brume à l'air de bien se plaire et ne compte pas nous découvrir le trou de fer de sitôt!

Le retour se fait donc fissa, à coup de grandes enjambées, malgré la fatigue et l'agacement qui commencent à poindre.

Soudain je me rappelle que je voulais faire des vidéos de la forêt, pour partager un peu de notre aventure avec nos amis orchidophiles restés en métropole.
Nous improvisons donc deux trois vidéos foireuses avant de rentrer jusqu'au gîte, et du gîte, retourner sur la côte où le soleil est toujours présent!






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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 15:25

Après avoir passé un bon quart d'heure comme envoutés par ce Jumellea, il fallait nous rendre à l'évidence : nous avions tout de même une randonnée à terminer!

Nous avons donc repris le petit chemin boueux, la tête en l'air, surveillant les branchages et admirant ce décor exceptionnel qui s'offrait à nous, quand nous avons rencontré un Benthamia nigrescens.
Bon, il n'y en a que deux photos, et les deux sont floues.
Certes, il faut avouer que ce Benthamia nous a moins exalté que le Jumellea rencontré auparavent.
C'est à dire que ce que nous cherchions, c'était avant tout des orchidées qui impressionnent, comme les Angraecum, Jumellea, Cryptopus, Aeranthes...

Pour trouver de la petite fleurinette, pas besoin de faire 10 000 km! Même si je sais bien que pour les botanistes elles peuvent s'avérer passionantes!




Petite pause photo, même sans orchidées, le décor suffisait à nous combler!

Tout de même, nous avions trouvé un Jumellea triquetra pour notre plus grand bonheur, mais en bons chasseurs de trésors, il nous en fallait toujours plus!
Ce que nous vouilions voir à présent c'était ce fameux "faham", qui plus est en fleurs, puisque c'était la période!
Les yeux partout, nous progressions sur le petit chemin, apercevant quelques autres Jumellea triquetra, mais pas de Jumellea fragrans.

Quand tout à coup....


Il était là! Perché! Innaccessible à 2 mètres de hauteur, avec ses petites fleurs blanches.
Pendant que Matt essaie de trouver le meilleur accès pour le prendre en photos, je regarde plus bas s'il y en a d'autres.
Nos diverses ballades nous ont appris que quand il y a un pied assez important en hauteur, il y en a souvent de plus jeunes plus bas. Mais là point de jeunes faham. Cette plante inaccessible est toute seule, hissée sur sa branche.
Et nous comprenons, que c'est justement parce qu'elle est inaccessible qu'elle est encore là...

Les jeunes plantes qu'elle a pu engendrer ont très certainement étées prélevées par quelque randonneur indésirable...
Mais bon, nous repartons ravis, nous avons vu notre premier Jumellea fragrans!


Une autre petite séance photo, cette fois c'est Matt qui prend la pose, au craux d'un tamarin exceptionnel!


Je vous laisse profiter un peu du paysage aussi!


Amis orchidophiles, vous imaginez notre bonheur dans un tel fouillis vert!!

Puis nous sommes tombés sur une orchidée en capsules.
Nous étions arrivés trop tard pour la voir en fleurs, ce qui est dommage, car c'est certainement un specimen d'Angraecum que nous n'avions pas croisé jusque là.
Mais sur le coup, point de remords, au contraire, je suis contente de pouvoir assister aux différentes étapes de la floraison, et de constater que oui, décidément, tous seuls dans la nature, ils arrivent à se débrouiller!



Nous étions toujours sur notre petit sentier, marchant à l'allure de deux escargots qui font la course!
Désormais, c'était clair, nous étions vraiment dans la forêt primaire.
Nous pouvions voir par ci par là des Jumellea triquetra,  les fougères et les mousses recouvrant les arbres conjuguées à une fine brume donnait au paysage un aspect irréel.
Les bulbophyllum comme à leur habitudes colonisaient les troncs de leurs petits bulbes.
C'était d'ailleurs ca qui m'irritait à ce moment là.
Je m'était arrêtée sur un tronc couvert de mousse ou se balladait un petit groupe de bulbes.
Depuis le début de notre séjour, nous en avions vu des centaines de pseudobulbes. Je crois que le Bulbophyllum est le genre d'orchidées le plus répandu à la Réunion.
Nous en avions vu plein, mais jamais une seule fleur.

Je m'étais renseignée auparavant, et je savais qu'au moins 5 ou 6 espèces auraient dû être en fleurs à notre arrivée.

J'ai donc commencé à fouiller dans la mousse près des bulbes.
Je sais que les Bulbophyllum qui poussent à la Réunion ne sont pas des espèces aux fleurs impressionantes comme B.echinolabium ou B.medusae.

Et en fouillant, je suis tombée sur une petite grappe d'à peine 10cm...


Un bulbophyllum nutans!
Je peux vous dire que j'ai sauté de joie de l'avoir déniché celui là!!


Sur le chemin du retour, nous l'avons retrouvé, et Matt a fait une petite vidéo :



Le suite de la randonnée au prochain épisode!


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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 10:22

 Au petit matin, les allemands se sont levés sans faire de bruit. En tout cas, comparé à leurs ronflements, c'était discret!
Ca faisait un moment que j'étais réveillée, car, si j'arrive sans problème à dormir avec du bruit à coté de moi, il suffit que je me réveille dans la nuit et que je prenne conscience que ce même bruit empêche Matt de dormir, pour qu'il m'empêche moi même de replonger dans le sommeil!!

Bref, une fois que les allemands ont quitté le dortoir, nous avons profité d'une petite heure de calme pour repiquer un roupillon!

Nous nous sommes finalement levés vers 7h30 si mes souvenirs sont bons.
Et dès que nous avons ouverts les volets ( pas très pratiques les volets créoles, c'est très joli, mais pour leur utilisation, on a le choix entre ouvert ou fermé, pas d'intermédiaire possible!) ce fut la déception.
Une fine pluie s'était installée sur la forêt.

Bon, c'est pas grave, allons prendre le petit déj', on verra après.
Avec un peu de chance ca va se dégager!

Nous prenons le petit déjeuner, la douche et tout le tintouin, nous rentrons les affaires dans le coffre de la voiture, ne gardant que l'essentiel pour la rando.

Et hop! C'est parti, nous commençons à suivre le balisage pour le trou de fer.
De bonne heure et de bonne humeur, le temps est toujours gris, mais il ne pleut plus.



On ne voit pas très bien sur la photo, mais je trouvais ce passage très buccolique, ce petit réservoir d'eau était noir, et les arbres tout autour... Je n'aurais pas été étonnée de voir sortir des fourrés un hobbit ou un elfe!


Un peu plus tard nous traversons une forêt de tamarins. Bon, pas d'orchidées ici, mais j'ai trouvé cet endroit magique, les tamarins ont des formes tellement particulières que l'ensemble était vraiment très étonnant!

Finalement il nous a fallu une bonne demi heure de marche avant d'atteindre vraiment la forêt primaire.


Nous marchons plutot lentement, posant les yeux partout pour tenter de repérer des orchidées.
Il faut prendre l'habitude pour distinguer sur les branches d'arbres la différence entre les orchidées et les fougères.

Et finalement au détour d'un sentier, après avoir traversé une petite ravine, et être passés sous un arbre couché, nous l'avons vue!!!

Notre première orchidée en fleurs!

Bon, ca n'est pas notre première orchidée, nous en avons déjà vu pendant notre séjour, des Calanthes, des Arnottias, des Cynorkis et des tas de bulbos pas en fleurs!
Mais ce n'est pas cela que nous sommes venus voir!
Ce que nous voulions voir, c'étaient des épiphytes, nous voulions voir les orchidées que nous cultivons dans leur milieu naturel.
Les cynorkis etc., c'est pas que ca n'est pas intéréssant, mais nous trouvons des orchidées du même gabarit en France.
Nous, on voulait voir comment se débrouillent dans la nature, celles que l'on bichonne chez nous!

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps, mais il faut comprendre notre joie face à notre première fleur de Jumellea triquetra.




La petite branche, c'était pour mettre la fleur de face!!



Des randonneurs nous dépassent alors que nous sommes en extase.
Nous leur montront la merveille, ca me parait logique!
Ils sont contents, mais pas autant que nous!
Nous seuls pouvons comprendre à quel point cette rencontre est incroyable!!!

Bon, plus tard dans la rando, on finira par s'en lasser des Jumellea triquetra tellement ils seront nombreux sur notre chemin!!!

Mais à cet instant ca n'est pas le cas, et nous sommes vraiment épatés devant tant de perfection!

C'est vrai qu'à force de cultiver des orchidées, à force d'être aux petits soins pour elles, on en oublie aisément qu'à la base, elles se débrouillent toutes seules dans la nature!
Et ca marche très bien!! Les feuilles sont un peu piquées, mais la plante est saine, en très bonne forme et elle fleurit toute seule!
Personne ne se pose la question de savoir quand faut il l'arroser?  faut il lui donner une période de repos ?  Faut il lui mettre un peu d'engrais ? Quelle proportion de nitrates ? L'eau n'est elle pas trop calcaire ? Quel substrat est le meilleur pour elle ?

Non.

Un jour, une petite graine a atteri sur ce tronc moussu. Par chance, un champignon se trouvait là également.
Il a colonisé la petite graine, lui fournissant les substances nécéssaires pour germer.
La petite graine s'est tranformée en protocorme, puis en plantule. peut êtres étaient elles plusieurs à avoir germé. En tout cas cette jeune plantule à su résister aux aléas de la météo et des bestioles qui peuvent trainer là.
Et de plantule elle est devenue une jeune plante, jusqu'à fleurir elle même.

Si si, je vous assure. Elle a fait ca toute seule!

Tout le monde comprend pourquoi nous étions à ce point fascinés devant ces deux petites fleurs maintenant ?
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 15:05

Nous sommes repartis après notre folle chevauchée pour le gîte de Bélouve.
Nous voilà à prendre la route forestière longue d'une bonne quinzaine de kilomètres qui perce la forêt pour nous emmener en son coeur.
Au bout de cette route, le gîte où nous allons passer la nuit.

Bon, pour ceux qui connaissent, on peut rejoindre ce site par plusieurs chemins de randonnée, mais eh oh! On a fait une heure et demi de sport extrème avant, avec un sprint au trot absolument incroyable!

Bon, Matt en a gardé un souvenir un peu plus douloureux que moi : il a eu mal aux fesses toute la soirée!

Bref, nous arrivons au gîte, petite frayeur là bas car nous n'avions pas imprimé notre bon de réservation, mais enfin, on nous a laissé entrer quand même!

Après s'être installés dans une chambrée de 4, petit tour des lieux, nous voilà déjà partis à explorer la forêt autour de nous!
Mais rien de bien intéréssant, juste des bulbophyllum qui nous narguent avec leurs pseudobulbes désespérément dépourvus de fleurs!

Puis nous profitons du paysage, et prenons le temps de regarder le soleil se coucher.


Au bout de mon doigt, c'est le Piton des Neiges.
Je savais quand nous avons fait cette randonnée, qu'après coup je serais très fière de moi.
Et bien voilà, j'étais très fière de montrer que nous étions tout là haut!
Enfin c'est plus facile quand la fatigue et les courbatures ont eu le temps de disparaitre!





Puis est venu l'heure de se mettre à table.
Nos place sont prédéfinies par chambrées. Ainsi nous découvrons nos colocataires d'une nuit.
Il s'agit d'un couple d'allemands qui maitrisent parfaitement le français et qui sont passionnés de randonnée.
Ils sont arrivés sur l'ile depuis deux ou trois semaines et la traversent à pied, passant de gîte en gîte.

Ils sont extrèmement gentils et nous racontent qu'une fois, ils sont partis de chez eux en Allemagne pour atterir dans le sud de la France, le tout à pied!
Ils sont allés un peu partout pour marcher, notamment dans les Andes, à plus de 6000 mètres d'altitude.
Bref, une soirée très riche en découvertes.

Au menu de cette soirée, Ti Punch pour l'apéro, tarte au chouchou en entrée, rougail saucisses, et gateau à la banane en dessert.
Rhum arrangé au mélange de fruits pour le digestif.

C'est alors qu'ont fait leur apparition deux bucherons qui passaient également la nuit dans le gite (je rappelle que c'est la seule habitation sur 15km² environ!)
Ils travaillent pour l'ONF et entretiennent la forêt, abattent des arbres etc.
Nous discutons avec eux (d'orchidées évidemment!)
Et ils nous offrent un verre de leur rhum arrangé... au faham!

Si je ne l'ai pas déjà expliqué, le faham c'est une orchidée, de son nom scientifique : Jumellea fragrans.
Cette orchidée a une particularité : ses jeunes pousses sont très parfumées, et les Réunionnais les prélèvent pour parfumer le rhum.
Si je me souviens bien, les jeunes pousses et les gousses sont prélevés.
Alors bien évidemment, le souci de prendre les jeunes pousses, c'est que la plante ne peux se développer, et vu que tout le monde le fait, cette orchidée se fait rare sur l'île.

Encore que, parait il, elle pousse encore en abondance dans certaines zones, mais ceux qui connaissent ces zones les tiennent bien évidemment secrètes.

Je me suis posée la question, mais pourquoi personne n'a pensé à en faire la culture au même titre que la vanille ?
Parce que chacun cueillait son faham pour sa consommation personnelle et ne voyait pas l'intéret d'en faire la culture, m'a répondu ma belle soeur.

Le souci, c'est que maintenant que la plante se fait rare, la cueillette est interdite -même s'il ne fait pas de doute que beaucoup bravent l'interdiction...
Et d'après ce que j'ai pu entendre dire, la culture du faham va être mise en place, mais par une grosse société qui va prendre le monopole du marché, empêchant les paysans de profiter d'une nouvelle source de revenus...

bref, trève de prise de tête politico-économique, de toute façon, comme toujours dans ces affaires là, nous n'avons pas grand pouvoir face aux gros requins.

Revenons à nos moutons, ou plutot à notre faham qui, depuis le temps que j'en entendais parler, m'intriguais fortement.
Fortement, c'est le mot!
Pas facile de décrire une saveur - surtout plusieurs mois après notre retour- pourtant je m'en souviens encore!
C'était un parfum très fort, qui ressemblait un peu à la vanille, mais beaucoup plus sec, moins sucré.
Les bucherons nous ont prévenus que c'était une boisson pour les hommes, je confirme!
On avait l'impression que le faham renforçait l'alcool du rhum.

Selon les bucherons, c'est une boisson qui a des vertus aphrodisiaques.
Mais enfin, vu que nous passions la nuit avec les allemands, on n'a pas été tester!

Ah justement, les allemands.
Ils étaient si sympathiques pendant le dîner...
Matt les a maudits toute la nuit!
Lui qui ne supporte pas d'entendre du bruit la nuit ( vous ai-je dit que définitivement il est faché avec les coqs ?), l'allemand a ronflé toute la nuit, tandis que Matt lui,n'a pas fermé l'oeil, se tournant et se retournant dans son lit (heureusement que j'étais dans le lit au dessus!)

Ca partait mal pour démarrer notre randonnée du lendemain...


gite de bélouve
envoyé par colombobine. - 


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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 20:24

Pendant deux semaines, le Parc oriental de Maulévrier (49) organisait une exposition d'art floral japonais.
Nous avons décidé d'aller y faire un tour avec ma grande soeur adorée.
Nous y sommes donc allée le premier jour de l'expo, d'abord parce que c'était le seul jour qu'on pouvait libérer, ensuite parce qu'on s'est dit que les installations seront fraichement installées, que ca serait mieux.

Ce que nous n'avions pas compris c'est que les installations étaient montées au fur et à mesure de l'expo, et du coup lorsque nous sommes arrivées, peu de choses étaient mises en place.

Néanmoins, nous avons pu admirer ces énormes boules de bambous à la fois imposantes et légères qui flottaient à la surface de l'eau.

Merci à Ananasliam de m'avoir fait penser à sortir ces quelques photos






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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 09:08

      Non contents de notre petite balade à Cilaos, nous avons décidé de corser légèrement l'affaire en effectuant l'ascension du Piton des Neiges.
Alors je rappelle les faits, nous sommes deux ptits zoreilles, absolument pas habitués à marcher, encore moins à grimper, et notre promenade la plus longue depuis notre arrivée sur l'île devait durer 1h!!

Nous préparons le matériel la veille :
- chaussures de randonnées, ca parait indispensable, ceci dit on a croisé quelqu'un qui montait en tongs!!
- polaire + K way, là haut il ne fait pas chaud!
- Provisions de survie! Sandwichs et fruit secs pour donner de l'énergie
- Bouteille d'eau qu'on tiendra à la main, suivant les conseils de Rose My, ainsi je prend plus facilement le réflexe de boire, plutot que d'attendre d'avoir vraiment soif pour s'arrêter et se choper un point d ecoté.
- Lampes frontales, car nous partons de nuit.

   3h du matin, réveil. C'est pas franchement une rigolade, la veille nous étions partis manger chez des amis, nous avons du nous coucher vers 23h!
Petit déjeuner en speed, nous arrivons à 3h45 aux blocks, le point de départ de la randonnée.

Allez, petit étirement, je baille un grand coup, encore toute engourdie de sommeil et nous partons à travers la forêt rejoindre le sentier.
Quelques minutes plus tard nous sommes sur le sentier, et nous voilà à grimper des marches.
Et puis des marches, et encore des marches!
Pendant le premier quart d'heure je sens à chaque marche que je vais abandonner et redescendre à la voiture!
Je ne me vois absolument pas monter des escaliers pendant 4h!
Je souffle comme une bufflonne, les marches sont hautes, j'ai l'impression de faire un mélange de cross et de steps!
La seule chose qui me permet de continuer d'avancer, c'est que j'ai trop peur de regretter si j'abandonne.

Et puis je suis en tête, avec ma petite lampe frontale, j'ouvre la marche, et je trouve ca plutot rigolo d'être en éclaireur!
Et peu à peu, alors que je continue toujours de souffler comme une bufflonne et de payer mon manque de sport à chaque marche, peu à peu, j'oublie l'idée de faire demi tour.

Au bout d'une heure de marche, je prend enfin le rythme, tandis que l'ascension se fait plus douce.
Encore et toujours des marches, evidemment, mais il y a aussi entre deux lots d'escaliers de terre, quelques mètres de sentier plat. Ils ne durent jamais très longtemps, mais me procurent un répit inespéré!

Peu à peu, je vois les lumières du village Cilaos qui ont l'air de s'éloigner et qui se font plus petites.
Je vois aussi que le sentier m'a l'air plutot étroit par endroits, et du coté du ravon je ne vois que le noir sidéral de la nuit!
Je n'ai pas particulièrement le vertige, encore que..., mais là, je deviens tout à coup très reconnaissante envers mon frère de nous avoir fait partir la nuit, parce que je me dit que si j'avais pu voir le vide qu'il y avait en dessous, je ne serais jamais passée!

Vers 5h30, le soleil commence à se lever.
Mon frère est un peu déçu de ne pas être arrivés plus haut pour pouvoir l'admirer, mais bon, tant pis.

Et puis au bout d'un temps, mon frère nous montre le haut du col que nous gravissons.
Derrière ce col se trouve le gîte, qui accueille les randonneurs qui font l'ascension en deux fois.
Ce me rassure et m'effraie à la fois : le sommet de ce col ma parait bien trop loin, mais d'un autre coté, nous arrivons bientot! Enfin!

Finalement, nous arrivons assez facilement en haut du col, et le paysage qui se découvre avec le jour est magnifique.



Arrivés en haut, nous voyons enfin le gîte, posé comme une fleur au milieu de nulle part, en haut d'un plateau, point de rencontre pour tous les randonneurs.

Nous y faisons une petite pause, le temps de grignoter quelque chose.
Il est à peu près 7h. Nous avons mis 3h pour faire cette première partie de la randonnée, ce qui correspond au temps préconisé, et je suis déjà fière de l'exploit que ca représente pour moi!
Pour la dernière partie de l'ascension, il est écrit sur les panneaux de bois qu'il faut compter une heure et demi pour arriver au sommet.
Une heure et demi, me dis-je, c'est du gâteau, je viens d'en faire deux fois plus, et je me sens bien en forme pour continuer.

Nous repartons donc.
Le souci , c'est que là, c'est fini les escaliers de terre soutenus par de jolis petits rondins de bois!
Moi qui les ai maudits ces trois dernières heures, je les réclame maintenant!

La dernière partie de l'ascension, ce sont de gros cailloux partout!
Des rochers gris clairs, tachés de peinture blanche pour suivre le "chemin", si on peut appeler ca ainsi, car moi ca n'est pas l'idée que je me faisais d'un chemin!
De la caillasse de toutes tailles, du gros rochers au petit caillou, de quoi se tordre 20 fois la cheville!
C'est très désagréable, à chaque pas il faut tater le terrain, voir le sol ne va pas se dérober sous mes pieds, et mes pieds partir avec!

Etrangement, Matthieu semble à l'aise avec ce terrain, et commence à tracer sa route.
Mon frère et moi gardons le même rythme, il commence à avoir mal au genou, ce qui le ralentit, et le ramène à ma cadence.
La vue est dégagée, à cette altitude, point de grands arbres, mais des petits buissons et des lichens.
Du coup, la peinture blanche sur les rochers se voit de très loin, et nous voyons le chemin que nous avons à parcourir jusqu'en haut du col.
Et on se dit qu'après le col, nous allons voir le sommet du Piton, mais arrivés en haut, le chemin redescend pour remonter sur un autre col!

C'est pas terrible en fait ces marques blanches, moi ca me décourage de voir à chaque fois ce qui m'attend!
Et Matthieu est parti bien au loin.
La vue est bien dégagée, mais je ne le vois plus.
Je commence à m'inquiéter. Et à avoir faim aussi. Et évidemment, il est parti avec le sac de provisions!

Ca devient très pénible pour Benoit et moi.
Benoit commence vraiment à souffrir de son genou, et le terrain ne l'aide pas, et moi je souffle et j'ai l'impression d'être une grand mère!
Le courage me quitte.
D'autant que nous mutiplions les cols, espérant à chaque fois en voir le bout, mais à chaque fois, c'est un nouveau col qui nous attend!

Et puis enfin, arrivant en haut d'un énième col, nous voyons au loin sur le sommet, une sorte d'antenne.
Ce doit être là!
Pas de doute!
Sans doute une croix comme nous en voyons en France sur les sommets.

J'oublie de dire que nous croisons beaucoup de randonneurs qui redescendent. Ils sont partis à la même heure que nous, mais du gîte.
Et leurs nouvelles ne sont pas bonnes, apparemment, les nuages sont de la partie.
Mais leurs petits mots d'encouragement fonctionnent, arrivés si près du but, c'est pas le moment d'abandonner!

Nous nous dirigeons donc vers cette antenne, qui nous parait proche, sauf qu'on a beau marcher, elle n'a pas l'air de se rapprocher des masses!
Le terrain est plus agréable, à présent ce ne sont plus que des morceaux de rocaille sous une terre rouge.
Enfin il faut rester vigilant, une cheville, c'est vite cassé!

Nous multiplions les pauses.
Cette fichue randonée nous parait intemrinable!
Et je commence réellement à avoir faim, un peu de sucre me redonnerait bien des forces. Et Matthieu est toujours invisible. Je suis inqiuète en même temps que je le maudit!
Quelle idée de partir aussi loin devant avec toutes les provisions!

Et alors que nous nous arrêtons encore, je regarde au loin l'antenne, qui s'avère être une antenne météo, et à gauche, beaucoup plus à gauche, je vois une silhouette, qui m'est familière!
Il est arrivé!
Enfin, mes inquiétudes s'envolent, par contre, je suis toujours en colère contre lui!
Mon ventre proteste sérieusement!

Nous finissons enfin, après un temps qui nous parait interminable par arriver à l'antenne météo!
Nous observons un peu le paysage qui s'est légerement dégagé.
Mais il nous reste encore à rejoindre Matthieu.

Le vent souffle fort, ce qui parait normal, vu que nous sommes au sommet, rien ne peu l'arrêter ici! Et il fait surtout froid!
Alors que l'on transpirait il y a quelques jours sous plus de 30°C, là il ne doit pas en faire plus de 5°C.

Et enfin, après les derniers mètres d'efforts, nous rejoignons Matthieu qui nous attends, guilleret!
Nous avons mis deux heures pour arriver ici. Nous voilà enfin à 3070m d'altitude, le point le plus haut de la Réunion.
J'observe le paysage magnifique qui s'offre à moi pendant 15 secondes, et je m'asseois, épuisée.
Si j'avais su... Même pas deux minutes après notre arrivée, les nuages se sont pointés, et nous n'avons rien pu voir d'autre!


Mais vraiment, je ne tenais plus sur mes jambes.
Un petit igloo de pierres à ciel ouvert a été construit par différents randonneurs, et nous nous y abritons le temps de manger un peu.
Je ne me vois pas reprendre la marche tout de suite, mais rapidement le froid me glace les os.

Il faut bien repartir, Matthieu m'encourage, je lui interdis désormais de s'en aller avec la bouffe!
Je suis très déçue ne n'avoir pas vu le paysage mieux que ca, mais il ne sert à rien d'attendre plus, c'est désormais un brouillard épais qui flotte sous le sommet, et nous ne verrons rien.

Et nous retrouvons ces joyeux cailloux que je maudit à chaque pas! J'ai envie d'aller vite, pour rejoindre le gîte le plus tot possible, mais je risque bien à chaque pas d'y laisser mon pied!


Je crois que cette photo très ingrate est assez représentative de mon état de fatigue très avancé!


Au détour d'un caillou, je tombe nez à nez avec cette petite chose verte, et je me demande de suite s'il s'agit d'une orchidée. Dans le doute nous la prenons en photo. Et après quelques recherches, il s'agirait effectivement d'une orchidée du genre Holotrix, mais dont l'espèce n'est pas encore enregistrée.

Je suis fière d'avoir trouvé une orchidée à plus de 2500m d'altitude!

Nous arrivons enfin au gite, et prenons une pause bien méritée. Il fait déjà bien meilleur ici. Benoit m'a dit qui l'on perd un degré tous les 100m d'altitude.
Je m'écroule sur la table de pique nique et refuse de repartir!
Ca doit bien faire 6 heures que nous marchons maintenant!

Mais bon, puisqu'aucun hélicoptère n'a l'air de vouloir arriver pour me ramener en bas, je repart sur mes ptites jambes!
Et cette fois c'est reparti pour les marche!!
A monter c'est très dur des marches, mais à descendre, c'est très désagréable!
Enfin au début ca peut paraitre rigolo et tellement plus facile que de les monter, mais au bout de dix marches, ca devient chiant!
Sauf que nous en avons bien pour trois heure à descendre comme ca!

Benoit avec son genou, souffre à chaque nouvelle marche, et nous multiplions les pauses, ce qui n'est pas pour me déplaire!
Et c'est une descente sans fin.
A chaque fois, je crois reconnaitre tel caillou ou tel arbre, et je me dis qu'on est bientot arrivés, sauf qu'à chaque virage, ce sont de nouvelles marches!
Au passage, nous voyons quelques orchidées, on s'occupe comme on peut en marchant!
Et effectivement, ca n'est qu'au bout de trois heures de desecnte infernale qui nous apercevons enfin la voiture!
J'hésite à courir jusqu'à elle, ou bien m'écrouler là et attendre qu'on vienne me chercher!

Enfin!
Je maudis celui ou celle qui a eu l'idée de cette randonnée, on ne sait même plus qui a évoqué ca en premier!
Mais e sais qu'après une bonne nuit de sommeil, une fois la fatigue eet les courbatures balayés, je serais fière de cet exploit.
9 heures de marche en tout!
Pour une première randonnée, je trouve que c'est pas mal!

Et c'est vrai, quelques mois plus tard, je suis fière de pouvoir dire : "Je l'ai fait!"
Tel Armstrong posant le pied sur la lune, j'ai foulé le sol volcanique du sommet du Piton des Neiges!
Benoit qui vit sur l'île y retournera certainement,  mais il fera la randonnée en deux fois!
Et Matthieu est très fier de lui également, et de moi aussi, il ne me pensait pas capable d'un tel effort!

Nous en voilà revenus, mais ne me demandez surtout pas d'y retourner!!
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 14:16

Au détour d'un sentier, un champ de blé encore jeune demande un peu de soleil, et c'est un autre genre de soleil, rouge, qui semble s'engoufrer au travers de cette étendue verte.


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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 13:35
Nous sommes au mois de juin, c'est la plein période des orchidées.
J'ai donc décidé hier après midi de partir à la chasse aux Ophrys, Himantoglossum et autres beautés.
Je me suis enfoncée dans la campagne avec ma ptite voiture, et me suis arrêtée au premier chemin de terre sur mon passage.

Je démarre ma ballade et sort mon appareil photo.


Je tombe sur cette ravissante fleur des champs dont il faut absolument que je trouve le nom, car elle semble pousser en abondance par chez moi, et je la trouve irrésistible.


Je l'ai surprise en plein travail sur cette petite fleur de camomille. Il y en avait tout un champ, je vous laisse imaginer le parfum qui planait autour...


Quelques Digitales qui se font drolement remarquer parmi ce champ de camomille.




Encore une fleur dont j'ignore le nom, mais je trouvais très rigolo son pistil en brosse.

N'oublions pas que pendant que je prend toutes ces photos, je continue de chercher des orchidées.
Le terrain me parait propice, encore que ca n'est pas facile de déterminer le bon terrain, mais il me semble qu'en général elles aiment les bords de fossé et les coins champêtres.

Je longe donc les bords du chemin, ou j'observe toutes sortes de fleurs de toutes les couleurs, mais toujours pas d'orchidée!

Un croisement. Gauche ou tout droit ?
Je tourne à gauche.


Oups! J'ai failli les écraser!
De toutes petites pensées sauvages.


Sans m'en rendre compte, je suis arrivée dans les hauteurs,et d'ici j'ai une vue splendide sur la campagne belloprataine.

Je continue de chercher.
Le problème avec les chemins, c'est qu'au fil des virages, je veux toujours savoir ce qu'il y a derrière, et je n'arrive pas à me résoudre à faire demi tour.
Heureusement, le chemin finit par se retrouver goudronné et je décide là de faire demi tour.

Toujours pas d'orchidée en vue, mais enfin, je vais scruter l'autre coté du chemin, on ne sait jamais...



J'arrive à la voiture bredouille... enfin presque, mon appareil est chargé de photos, mais pas ce que je voulais!

Tant pis, j'aurais au moins trouvé un joli coin de ballade!!




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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 11:09
Petit ballade hier dans le parc du chateau, et nous avions à peine franchi la grille du parc qu'une belle inconnue a attiré notre attention.
Nous l'avons d'abord pris pour une orchidée, mais en la regardant de plus près, nous nous sommes vite aperçus qu'il y avait là un stigmate et 4 étamines bien distincts. Ca n'est donc pas une orchidée. De plus, pas de système de pétales et sépales en étoile, mais plutot un pétale en forme de trompette. Une espèce de digitale ? Nous en avons croisé plusieurs, les grandes roses que l'on voit sur les bords des fossés souvent, et puis des plus petites blanches.
Mais existerait il une espèce de digitales qui soit aphylle ?
Car il semblerait que ca soit le cas pour notre belle : pas de feuillage, et une tige marron -rouge, donc, sans chlorophylle, et donc sans photosynthèse.

Je vais tacher d'effectuer quelques recherches sur internet, mais si par hasard quelqu'un saurait l'identifier...!!




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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:58

Pour notre dernière journée à St Leu, nous avons pique niqué sur la plage.
Evidemment, nous nous sommes baigné, et une baignade dans la baie de St Leu, c'est comme barboter dans un aquarium géant!
Je suis donc partie en exploration avec palme masque et tuba, et j'ai du rester au moins deux heures dans l'eau!
Suivant au gré des coraux et des poissons, voyageant dans un autre monde, c'était absolument magique.

Mais la vidéo parle d'elle même, je n'en finissais pas de décrire les poissons que j'ai pu admirer!
Evidemment, pas d'appareil photo, mais pour vous donner une idée, Gilou en a pris quelques unes.
A savoir que l'appareil photo donne un aspect un peu plus bleu - gris que la vision que j'en avais, et le champs limité d'une photo ne montre pas l'incroyable richesse de formes et de couleurs.



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