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Des croquis, des Orchidées, et donc, des croquis d'orchidées!!

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La classification des orchidées

Classer les plantes par genre n'est pas chose facile.
        C'est Théophraste, vers 370 avant JC, un proche d'Aristote, qui décida le premier de s'atteler à cette lourde tâche. Il écrivit plusieurs ouvrages dont "Enquête au Pays des Plantes", et "De la cause des plantes". Il fit une étude scientifique et recensa les plantes en s'inspirant des noms vernaculaires utilisés par les bergers et cueilleurs.
C'est là qu'apparut le nom de l'orchidée. En grec, ORKIS signifie testicule. C'est ainsi qu'elle a été nommée en raison des deux tubercules que présentent les espèces d'occident.
     Petite digression, à l'époque, la docrtine des signatures (à laquelle adhérait Théophraste) voulait que les plantes nous indiquent par leurs formes, leurs vertus bienfaisantes. Ainsi jusqu'au XVIè siècle, on attribua à l'orchidée des pouvoirs aphrodisiaques, et de fécondité.

        Plus tard, au XVIIIe siècle, Carl Von Linné (1707 - 1778) proposa de nommer tous les organismes vivants par deux termes latins : un pour le genre, le suivant pour l'espèce. Procédé qui fut rapidement adopté, mais qui posa vite quelques problèmes : des homonymes apparaissaient.
En 1867, des scientifiques se réunirent et créèrent le Code International de Nomenclature botanique ou ICBN. Réuni tous les 4 ans, il révise, officialise les noms nouvellement apparu et évite que deux plantes portent le même nom.



   Mais pas facile de classer toutes ces plantes et aucune méthode ne permet de se dépatouiller vraiment de cet imbroglioque forme la nature!
Deux méthodes bien différentes ont leurs avantages, mais présentent aussi des failles.

L'approche biologique, tout d'abord, veut qu'une espèce soit un ensemble d'organisme potentiellement capable de se reproduire entre eux.  Les problèmes sont que ce n'est testable que sur des espèces géographiquement proches, et que les plantes qui n'ont pas de parades sexuelles, et celles qui se reproduisent seules (dites autogames) ne sont pas prises en compte.

La deuxième méthode, appelée phylogenèse, consiste en gros à recréer l'arbre généalogique des plantes. Une espèce évolutive est un lignage simple qui possède ses propres tendances d'évolution et son propre destin. L'ennui c'est qu'un arbre généalogique n'est pas toujours facile à reconstituer, et ce classement se fait un peu au bon vouloir du scientifique qui décide si telle plante est une parente suffisamment proche d'une espèce pour en faire partie ou non.

A cela viennent s'ajouter les diverses analyses chimiques, enzymatiques et autres complexités qui viennent bien souvent contredire les résultats des études précédentes.


Tout cela pour dire en clair que c'est un beau bordel, et qu'il ne faut pas trop s'étonner de voir des variétés changer de noms d'un jour à l'autre!

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M
Ah les pémices de la taxonomie botanique... Tout un programme. Merci pour ces information intéressantes !Mais c'est difficile à retenir quand on n'est pas spécialiste...Tiens, j'avais également fait un billet sur le sujet ici : http://martine-orchids-garden.over-blog.com/article-10623143.html
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