Jacques Monory, né en 1934, vit et travaille à Cachan
dans les Val de marne.
Dans les années 1960, il devient le précurseur d'un mouvement de peinture appelé "figuration narrative"
Les thèmes qu'il développe dans des séries de toiles sont tirés de la vie moderne, et des ambiances des films noirs des années 40.
1989 Melancolie N 2 (170*340)
Musee d'art moderne de la Ville de Paris
Il intègre souvent un
miroir dans ses tableaux, ce qui rend le spectateur voyeur, acteur et complice de la scène qu'il
peint.

1968 Meurtre 10/2
(162*425)
MNAM Centre Georges Pompidou Paris
Des emprunts photographiques et cinématographiques, le recours à la monochromie, la
froideur de la touche et de la composition caractérisent un style singulier et engagé dans la représentation.
6 heures du matin, elle
(1966)
Alain Jouffroy déclare :
" Pour Monory, la
société contemporaine est une ennemie dont il faut contourner les obstacles et les interdits, parce qu’elle est dangereuse, sinon meurtrière pour tous les individus qui recherchent la liberté. Il a
donc consacré de nombreux tableaux au thème du meurtre et du suicide, et si ces tableaux ont des accents bouleversants, c’est que, pour lui, il s’agit toujours de conjurer la mort qu’il voit cachée
derrière toutes choses, à tous les coins de rue. On ne peut imaginer œuvre plus cohérente, plus fidèle à sa propre ligne ; qu’il peigne la banquise, un tigre en cage ou l’entrée d’un hôtel, le
regardeur est confronté au même monde : celui que Monory invente par la vision qu’il a de tout ce qu’il regarde, de tout de qui l’étonne ou l’effraie. C’est pourquoi sa peinture ne ressemble à
celle de personne, parce qu’elle concilie exactement l’objectivité apparente (la photo) et la subjectivité la plus intime (le sentiment de solitude)."

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