Présentation

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"Je voulais le bien ; sottises ; sur cette terre et dans ce temps, le bien et le mal sont inséparables. J'accepte d'être mauvais pour devenir bon. "

J.P Sartre, le Diable et le Bon Dieu

Il disait pas que des conneries Sartre, et j'ajouterais : "par contre je promets de bien m'occuper des orchidées!!!"




Les copains des Orchidées!

Photos

C'est vous qui le dites!

Mardi 4 septembre 2007
  Jacques Monory, né en 1934, vit et travaille à Cachan dans les Val de marne.

Dans les années 1960, il devient le précurseur d'un mouvement de peinture appelé "figuration narrative"

Les thèmes qu'il développe dans des séries de toiles sont tirés de la vie moderne, et des ambiances des films noirs des années 40.

1989 Melancolie N 2 (170*340)
Musee d'art moderne de la Ville de Paris


Il intègre souvent un miroir dans ses tableaux, ce qui rend le spectateur voyeur, acteur et complice de la scène qu'il peint.


1968 Meurtre 10/2 (162*425)
MNAM Centre Georges Pompidou Paris

Des emprunts photographiques et cinématographiques, le recours à la monochromie, la froideur de la touche et de la composition caractérisent un style singulier et engagé dans la représentation.


6 heures du matin, elle (1966)


Alain Jouffroy déclare :
" Pour Monory, la société contemporaine est une ennemie dont il faut contourner les obstacles et les interdits, parce qu’elle est dangereuse, sinon meurtrière pour tous les individus qui recherchent la liberté. Il a donc consacré de nombreux tableaux au thème du meurtre et du suicide, et si ces tableaux ont des accents bouleversants, c’est que, pour lui, il s’agit toujours de conjurer la mort qu’il voit cachée derrière toutes choses, à tous les coins de rue. On ne peut imaginer œuvre plus cohérente, plus fidèle à sa propre ligne ; qu’il peigne la banquise, un tigre en cage ou l’entrée d’un hôtel, le regardeur est confronté au même monde : celui que Monory invente par la vision qu’il a de tout ce qu’il regarde, de tout de qui l’étonne ou l’effraie. C’est pourquoi sa peinture ne ressemble à celle de personne, parce qu’elle concilie exactement l’objectivité apparente (la photo) et la subjectivité la plus intime (le sentiment de solitude)."


Couleur No. 14 , (2003 )
par Colombobine publié dans : Une année aux beaux arts
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Dimanche 2 septembre 2007
C'est Jean Dubuffet (1901-1985) qui inventa le terme d'Art Brut, pour désigner l'art de personnes autodidactes
dépourvues de conditionnement culturel et de conformisme social.

    Ces personnes sont bien souvent des adultes malades, emprisonnés ou exclus de la société, ignorant totalement les courants artistiques actuels ou passés,  pour qui la peinture, sculpture etc. permet de satisfaire un besoin intérieur. Ils subliment par cet art leur mal être intérieur.

    Parmi ces artistes, Aloïse Corbaz, Adolf Wölfli, Scottie Wilson, ou encore le facteur Cheval sont les plus connus.

La ville de Lausanne leur consacre un musée.



Auguste Walla, Alle heiligen Götter, 1984.
crayons de couleur et gouache sur papier, 62.5 x 88 cm.
par Colombobine publié dans : Une année aux beaux arts
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Dimanche 2 septembre 2007
Joseph Ferdinand Cheval (1836-1924),  plus connu sous le nom de facteur Cheval, était un facteur qui passa 33 ans de sa vie à construire son palais idéal.
En 1869, il est affecté à Hauterives (entre Lyon et Valence), pour une tournée à pied de 32km. Selon ses dires " Que faire en marchant perpétuellement dans le même décor, à moins que l'on ne songe. Pour distraire mes pensées, je construisais en rêves un palais féérique..."

    C'est en 1879 qu'il commence à ramasser des pierres pendant sa tournée, et qu'il entreprend de construire son palais rêvé. Inspiré de la Bible, ou encore de la mythologie hindoue, ca château ne ressemble à aucun autre. Cheval assemblait les pierres avec de la chaux, du mortier et du ciment. La construction fut achevée en 1912. En 1969 il fut classé au titre des monuments historiques.

Si vous passez dans la région, vous pourrez le visiter. Sinon, le site officiel du palais propose une visite virtuelle de l'extérieur du palais.



par Colombobine publié dans : Une année aux beaux arts
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Mardi 28 août 2007
 
Aloïse Corbaz naît en 1886 à Lausanne en Suisse. Elle a 11 ans lorsque sa mère meurt. Bachelière en 1906, en 1911 elle s'installe en Allemagne ou elle est institutrice. Puis elle devient gouvernante du chapelain Guillaume II, avec qui elle s'imagine une relation.  C'est à ce moment qu 'apparaissent ses premiers troubles psychiques. En 1918,t hospitalisée à Cery-sur-Lausanne, puis elle int elle esègre l'asile de la Rosière en 1920, ou elle restera  jusqu'à sa mort.

    Dans les premières années de
son internement, elle se renferme
sur elle même. Puis elle s'adapte peu à peu, et s'occupe du repassage du linge. Elle commence alors à écrire et dessiner en cachette, mais sa production sera intégralement détruite.

    Ce n'est qu'en 1936 que le Professeur Hans Steck et le docteur Jacqueline Poret-Forel s'intéressent à son oeuvre.


    Aloïse dessine le plus souvent avec des crayons de couleur et des craies grasses sur du papier kraft. Pour avoir des format plus grand, elle coud les feuilles de papier avec de la laine. Elle dessine presque toujours sur le recto et le verso. Ses sujets de prédilections sont les rois, les reines, les princes charmants, et les scènes d'amour féeriques. Mais comme si une malédiction venait frapper le bonheur de ces chimères, les yeux de tous les personnages qu'elle crée sont irrémédiablement bleus et inexpressifs.

Aloïse meurt en 1964 dans l'asile ou elle aura passé sa vie, et dessiné ses rêves.



















par Colombobine publié dans : Une année aux beaux arts
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