Présentation

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"Je voulais le bien ; sottises ; sur cette terre et dans ce temps, le bien et le mal sont inséparables. J'accepte d'être mauvais pour devenir bon. "

J.P Sartre, le Diable et le Bon Dieu

Il disait pas que des conneries Sartre, et j'ajouterais : "par contre je promets de bien m'occuper des orchidées!!!"




Les copains des Orchidées!

Carnets de croquis

Photos

C'est vous qui le dites!

Nos bestioles

1-  Phalaenopsis hybride
2-  Phalaenopsis hybride
3- Vuylstekeara cambria 'plush'
4- Wilsonara stirling tiger
5- Dendrobium all season blue
6- Phalaenopsis sweet memory
7- Paphiopedilum maudiae
8- Paphiopedilum pinocchio
9- Masdevallia aquarius
10- Paphiopedilum delophyllum
11- Ascocenda mikasa princess pink
12- Angraecum sesquipedale var. bosseri
13- Bulbophyllum echinolabium
14- Brassavola nodosa x BC star ruby
15- Cirrhopetalum eberhardtii
16- Dendrobium anosmum
17- Gongora chocoensis
18- Leptotes bicolor
19- Miltassia shelob tolkien
20- Ornithophora radicans
21- Polycycnis barbata
22- Psychopsis kalihi
23- Encyclia garciana
24- LC tropical pointer cheetah galaxy
25- Oncidium triquetrum
26- Paphiopedilum raisin glory x schaetzen
27- Masdevallia rose mary
28- Masdevallia sugar baby
29- Colmanara samurai
30- Aerangis luteoalba var. rhodostica
31- Angraecum scottianum
32- Holcoglossum kimballianum
33- Odontorettia mandarine
34- Vanilla planifolia
35- Bulbophyllum lasiochilum
36- Dendrobium loddigesii
Samedi 15 mars 2008
IL pousse il pousse le Gongora, et au fur et à mesure que les boutons grossissent, le doute nous prends. Est ce vraiment un Gongora chocoensis ? Pour vous faire part de nos interrogations (peut être pourrez vous nous aider, qui sait ?) voici les boutons pris en photo ce matin :

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Très joli, n'est ce pas ? il pousse très bien. Mais comme vous pouvez le constater, les boutons prennent une légère coloration pointillée. Et voici à quoi il devrait ressembler normalement une fois en fleurs :


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Et voici enfin  ce à quoi nous avons peur qu'il ressemble :

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Un gongora quinquenervis (ou un autre ; plusieurs espèces de gongoras sont ainsi pointillés).

Alors ne vous méprenez pas, le quinquenervis est très joli, mais ca n'est pas ce que l'on attend depuis des mois. Si on a acheté un chocoensis, c'est parce que nous trouvions que c'était le plus beau des Gongoras.

C'est comme si vous vous attendiez à un gateau au chocolat, et qu'au moment de gouter, il s'avère être un gateau à la vanille. C'est bon aussi la vanille, mais ce ne sont pas les saveurs que vous vous attendiez à rencontrer dans le fond de votre palais!


Enfin bref, rien n'est encore joué, les boutons vont encore grossir, et  il s'agit peut être bien du chocoensis ; on ne connait pas l'évolution normale d'un bouton de chocoensis, vu que c'est notre premier!!

Mais toujours est il qu'à l'exaltation que nous provoque cette floraison que l'on attend et que l'on guette chaque jour, va s'ajouter une petite note d'angoisse que notre Gongora ne soit pas celui espéré.
par Colombobine publié dans : Histoires d'Orchidées communauté : Orchidées
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Dimanche 17 février 2008
Nous savons que les peuples du monde ont utilisé et utilisent encore les orchidées dans leur gastronomie locale. La vanille est bien évidemment le plus célèbre exemple de cet emploi. 
Mais il existe une recette, pas si loin de chez nous, en Turquie, que j'ignorais totalement.
Il s'agit du "salepi dondurma", comprenez  "crème glacée aux testicules de renard".
Les tubercules (d'ou les testicules) d'orchidées endémiques (orchis, ophrys et dactylorhiza) sont ramassés en montagne. On les plonge pendant 50 mn dans l'eau chaude pour pouvoir les peler, puis on les fait sêcher sur un fil pendant une semaine au soleil.
On broie ensuite les tubercules pour obtenir une farine appelée salep. Il faut 1kg de tubercule pour fabriquer 300g de farine.
Tous le salep utilisé pour les crèmes glacées provient d'orchidées sauvages (Aarg! le massacre!) mais les gens du pays prétendent qu'elles sont si abondantes qu'il n'est pas nécéssaire de la cultiver.

Mais le salep n'est pas seulement utilisé pour la crème glacée aux testicules de renard ; il s'exporte également en Europe et aux Etats - Unis pour ses propriétés de liant qui le fait entrer dans la composition des crèmes glacées industrielles.

Et je ne vous dirais pas combien de tubercules on estime être arrachés chaque années des montagnes turques pour le plaisir de nos papilles, ca vous glacerait le sang!!
par Colombobine publié dans : Histoires d'Orchidées communauté : Orchidées
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Mercredi 13 février 2008
Alors que je feuilletais mon petit bouquin, je suis tombée sur les biographies des botanistes et autres orchidophiles  du XIX et XX siècle qui nous ont permis grâce à leur travail  de découvrir et de nous passioner à notre tour pour les orchidées.
Et je suis tombée sur les noms des créatrices des illustrations que je reproduis aujourd'hui.


"Nellie Roberts (1872-1959)
Jeanne Holgate (née en 1920)
Iris Humphreys (dates inconnues)
A elles trois, ces artistes consignèrent les orchidées primées de l'Orchid Committee pendant presque un siècle. En 1896, le comité nomma officiellement Nellie Roberts illustratrice d'orchidées ; son travail consistait à représenter toutes les orchidées primées au cours des expositions de la société. [...] Elle conserva son posteplus de cinquante ans. Elle fut remplacée par Jeanne Holgate, précédemment enseignante  au Royal College of Art[...]. Elle fut remplacée par Iris Humphreys, qui avait commencé à peindre des orchidées pour l'entreprise Charlesworth dans les années 1930. [...]  Mrs Humphreys réalisa également beaucoup d'illustrations pour the Orchid review."

(the orchid review à laquelle on est abonnés!!)

Et bien moi je dis, je vais m'expatrier en Angleterre et dessiner des orchidées pour la RHS!!!
par Colombobine publié dans : Histoires d'Orchidées communauté : Orchidées
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Samedi 22 septembre 2007
Imaginez : 1833, les sabots des chevaux claquent dans les rues pavées de Londres. Cette année, l'esclavage va être aboli dans les colonies, et les ouvriers verront leur travail limité à 12h par jour. Le réseau ferré se développe dans tout le pays. Les avances technologiques sont considérables ; la révolution industrielle bouleverse tout.

     Le monde des orchidées aussi s'apprête à de grands changements.
La Société d'Horticulture de Londres présente une exposition florale qui ne va pas laisser tout le monde indifférent. William Spencer Cavendish, 6e duc du Devonshire, assiste à cet évenement et se fige devant un spécimen intrigant : un psychopsis papilio

    Les orchidées à cette époque sont onéreuses et sont associées aux récits mysthifiés des voyageurs et à l'exotisme des contrées lointaines.
   Pour s'occuper de sa nouvelle collection, il engage Paxton qui commence la culture avec la seule méthode en vigueur : des serres étouffantes et des plantes plongées dans des couches d'écorces. Mais beaucoup de ses plantes ne survivent pas dans ces conditions. Il réfléchit à de nouvelles techniques et tente de créer trois types de serres : une froide, un tempérée et une chaude. De plus, il aère les substrats, et place les plantes épiphytes en hauteur, dans des paniers ou supports plats. Son expérience est un succès, et l'endroit devient la plus vaste collection d'orchidées du monde.
(littéralement, papillon qui ressemble à un papillon), une orchidée d'Amérique centrale et du sud. De cette rencontre il décide de se consacrer à la collection de ces fabuleux végétaux.

     Grâce à ces avancées horticoles, l'engouement pour les orchidées s'accroit. Les grands amateurs envoient leurs propres collecteurs leurs ramener de précieux spécimens. On se les arrache à prix d'or, et un nouveau métier apparait : Chasseur d'orchidées. Exotique comme métier, non ? La réalité est toute autre. La concurrence est rude, et lorsqu'un chasseur découvre un site, il se sert puis détruit toutes les orchidées qu'il ne peut emporter, afin de garder l'exclusivité de son butin. Scandaleux ? La suite est pire.
 La chasse s'organisant, ce sont de véritables convois qui partent dans les montagnes et forêts, à la recherche de l'or vert. Ils sont capable en une expédition d'abattre 4000 arbres afin de récupérer 10 000 plantes. Une catastrophe écologique.


   Heureusement, le massacre va s'arrêter au début du XXè siècle. La Grande Guerre, les habitats naturels dévastés à force de pillage, et le succès des techniques de multiplication et d'hybridation vont avoir raison des braconniers d'orchidées.

   La folie des orchidées est passée, mais tout au long du siècle, des acharnés vont continuer à multiplier et à créer de nouvelles espèces. Au début des années 1980, La plante, réputée chère, devient accessible à tous, et l'engouement reprend, dans des conditions plus éthiques cette fois.
par Colombobine publié dans : Histoires d'Orchidées communauté : Orchidées
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