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"Je voulais le bien ; sottises ; sur cette terre et dans ce temps, le bien et le mal sont inséparables. J'accepte d'être mauvais pour devenir bon. "

J.P Sartre, le Diable et le Bon Dieu

Il disait pas que des conneries Sartre, et j'ajouterais : "par contre je promets de bien m'occuper des orchidées!!!"




Les copains des Orchidées!

Photos

C'est vous qui le dites!

Vendredi 3 octobre 2008


Je profite d'avoir dessiné ce petit croquis pour vous parler d'une jument qui me tenait à coeur.
Elle s'appelait Chipie.

J'avais 14 ans, et j'avais découvert un ranch d'Appaloosas à 5km de chez moi, qui faisait aussi des pensions de chevaux et poneys. Rapidement, j'y fut rendue tous les jours. J'aidais à l'entretien des box, le pansage, et surtout le travail des chevaux. Alors je ne sais pas trop ce que je travaillais, quand je vois mon niveau d'équitation aujourd'hui... disons que j'aidais les chevaux à se dégourdir les jambes!!

C'était pendant l'été, je montais trois à quatre chevaux par jour. Je me rappelle d'Indy, Grand Amour, Appache. Et puis bien sûr Chipie.
Nous étions deux, quelques fois trois à monter, et le matin nous nous partagions les chevaux. Et Chipie ne faisait pas partie des favoris!

C'était une petite jument rondouillette d'1m20 de hauteur au garrot à peu près. Elle était bai brun.
Objectivement, elle n'était pas très belle, avec une crinière trop épaisse d'avoir été coupée au ciseau.
Elle avait une liste blanche qui se rétrécissait au milieu du chanfrein, puis s'élargissait pour dévier complètement sur la gauche et colorer ses lèvres de rose.
Elle avait du blanc dans l'oeil, qui lui donnait un air nerveux, et quand elle était contrariée, je voyais l'extérieur de ses naseaux se retrousser.

A monter, c'était une petite fusée. C'est d'ailleurs ce qui lui valait ce désamour de la part des autres cavaliers.

Oh bien sur j'avais aussi un peu de peine à la canaliser. Mais au fil des semaines une grande complicité naquit entre nous. Je passai de plus en plus de temps à la panser et à lui faire des papouilles.
Elle avait un très bon coup de saut et je prenais plaisir à passer des obstacles d'un mètre avec elle.

Quand je la rentrais au champ, nul besoin de tenir la longe, elle marchait sagement à mes cotés.
Une fois j'ai voulu tester son affection pour moi. Je suis allée la chercher au champ ou elle séjournait avec 5 ou 6 congénères. Mais au lieu d'aller la voir, je suis allée faire une caresses à tous les autres chevaux. Le résultat ne se fit pas attendre. Quand je m'approchai d'elle, elle retroussa ses naseau et me tourna le dos.
Je m'en voulu immédiatement de lui avoir fait subir ce test et la couvrit de calins.

Je suis même partie en concours avec elle. Le souci, c'est qu'elle n'était pas franchement habituée à tout ce monde, tous ces chevaux et tout ce bruit. Ajoutez à cela que j'étais pétrifiée de trac et que je le lui transmettai, je n'ai jamais réussi à finir un parcours d'obstacles!

Mais néanmoins je l'adorais.

Septembre est arrivé. Je continuais à aller au ranch dès que je pouvais.
J'y ai de bons souvenirs de balades.
En octobre l'Authion était en crue, et nous passions à travers champs les sabots dans l'eau.
Une fois, Patricia, la propriétaire avait amené sa fille de 5ans avec nous sur un shetland, mais un passage était tellement profond que la ponette n'avait plus pied, et Patricia a du hisser sa fille avec elle pendant que la ponette traversait en nageant! J'avais de l'eau jusqu'au bottes sur ma Chipie.

Une autre fois nous étions au trot dans un champs de peuplier, toujours les sabots dans l'eau, et nous plaisantions sur l'éventualité de chuter quand Alicia, l'une des cavalière a mis la plaisanterie en pratique!

Nous faisions de grandes balades tous ensembles. Quand un long chemin dégagé se présentait à nous, nous nous cramponnions et partions au grand galop, crinière au vent.

Ce fut presque une année de bonheur. Cette jument, avec tous ses défauts, je l'avais dans la peau.

Et puis au mois d'avril, je me proposais au collège pour accueillir chez mois pendant un mois une étudiante irlandaise qui suivrait les cours avec nous. Aisling.
C'était une jeune fille très sympathique, nous nous entendions très bien. Je suis même allée chez elle par la suite.

Mais elle n'était pas spécialement branchée chevaux, et j'ai du espacer mes visites au ranch, pendant qu'un drame s'y préparait. Un drame pour moi, pas pour Patricia.
Elle s'appretait à déménager à 60 km de là.

Je voulais l'aider dans son déménagement, mais avec Aisling à la maison, je n'étais pas si disponible.
A t'elle crue que je n'avais pas voulu l'aider ? Je n'en sais rien, toujours est il qu'après son déménagement, je n'ai plus eu de nouvelles d'elle, et je n'ai jamais revu Chipie.

Pourtant trois ans plus tard, avec Agathe, mon amie de toujours, passionnée de chevaux elle aussi, nous décidions d'aller lui rendre visite.
Je réussis à contacter Patricia, et nous voilà parties à Saumur.

Arrivées là bas, des champs immenses, des dizaines de box, la petite entreprise de Patricia semblait bien tourner.

Mais pas de traces de Chipie.
Eh oui, Patricia n'en n'était pas la propriétaire, et depuis qu'elle avait déménagé, elle s'était fachée avec eux, et ils avaient récupéré Chipie.
Elle m'a proposé de prendre leur numéro de téléphone, mais je me voyais mal me pointer chez des inconnus et leur demander à voir leur ponette.
De plus, j'avais peur que ces retrouvailles me fassent plus de mal que de bien.

Car à chaque fois que je pense à elle c'est avec le coeur gros.
Les chevaux ont- ils de la mémoire ? Se souvient elle de la complicité qui nous liait ? Je ne pense pas.
Je ne sais pas si de me revoir elle se souviendrait à nouveau de moi, mais je ne voudrais pas risquer des adieux déchirants, tant pour elle que pour moi.
Elle avait 8 ans à l'époque. Elle doit en avoir 15 aujourd'hui, et doit avoir toujours autant de gaz.

J'espère juste que ses propriétaires s'en occupent bien, qu'ils continuent de la monter régulièrement, et qu'ils lui donnent autant d'affection que je lui en aurait donné si nous n'avions pas été séparées.

Suite à cette visite, Patricia m'invita gentiment à revenir la voir. Je laissai une ou deux fois des messages sur son répondeur pour venir lui faire un petit coucou (d'autant que j'étais rendue en BTS à Saumur) Mais je n'eu jamais de réponse...

C'est le coeur lourd que je finis cet article.
Avant de connaitreChipie, j'aimais les chevaux en général, mais je ne pensais pas qu'il était possible de s'attacher autant à l'un deux, et surtout que cet attachement puisse etre si réciproque.

Ajourd'hui j'ai un nouveau chouchou, c'est Marius. Il ne faudrait pas me proposer d'acheter ce cheval, car j'en serais bien capable. Mais malgré tout, le lien que je commence à tisser avec lui est encore fragile et n'est pas aussi fort que celui que j'entretenais avec Chipie.

Cela faisait longtemps que je pensais à écrire cet article, mais je ne savais comment l'aborder. Même si cela me donne là tout de suite un gros coup de blues, je suis contente d'avoir pu vous faire partager et peur être comprendre cette passion que j'ai pour les chevaux en général, et pour ma regrettée Chipie en particulier.
J'aurais aimé vous montrer une photo d'elle, mais je me suis rendue compte avec regret que les deux seules photos d'elle que j'ai sont floues! Saletés de vieux appareils photos! La technologie avancée n'était pas encore là!

Pour conclure, mais sans vouloir faire pleurer dans les chaumière, voici un extrait du Petit Prince de Saint Exupéry, qui résume tout :

" Qu'est ce que signifie 'apprivoiser' ?

C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie créer des liens...

Créer des liens ?

Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon semblable à cent mille petits garçons.
 Et je n'ai pas besoin de toi.
 Et tu n'as pas besoin de moi non plus.
Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards.
 Mais si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.
 Tu seras pour moi unique au monde. Je serais pour toi unique au monde.

[...]

si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.
Je connaitrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.
Les autres pas me font rentrer sous terre.
Le tien m'appelera hors du terrier, comme une musique.
Et puis regarde! Tu vois là bas les champs de blé ?
Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile.
Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ca c'est triste!
Mais tu as les cheveux couleur d'or.
Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé!
Le blé qui est doré me fera souvenir de toi.
Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

S'il te plait, apprivoise moi, dit il."

par Colombobine publié dans : Colombobine à cheval communauté : Un amour de cheval
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Mercredi 10 septembre 2008

          Reprise des cours d'équitation pour moi aussi! Enfin!
Après deux mois d'absence pour cause de trop de boulot, il était temps que j'y retourne!

Les chevaux ne m'ont pas attendu pour continuer de bosser tout cet été, même si le rythme devait être plus calme pour eux.
Reprise en douceur donc, c'était hier, et ce matin, je redécouvre les courbatures aux abdos et dans le dos!!

Je suis arrivée au club en milieu d'après midi pour bichonner quelques pensionnaires, puisque je suis depuis quelques mois devenue la coiffeuse de ces messieurs dames!! Et comme depuis deux mois je n'étais pas venue, il y avait une petite taille à faire là dedans!!

  J'ai donc commencé avec Elsa, une excellente jument d'école, un peu moins conciliante au box!
Et ensuite, j'ai donné un coup de peigne à Marius, le tout agrémenté de calins et de flatteries! (Mais oui Marius, t'es le plus beau!)

  Et puis est venue l'heure de monter, et pour moi c'était Elsa, très bien pour reprendre tranquillement après deux mois d'absence.

Pas vraiment de cours traditionnel, mais il y avait du monde dans le manège, et ma monitrice était là pour me donner des exercices à faire, et surveiller mes erreurs.Et je ne suis pas mécontente de ce premier cours, je pensais qu'il serait plus difficile que ca de m'y remettre! Comme je le disais plus haut, Elsa est une excellente jument d'école, puisqu'il faut être précis, ce qui oblige à mettre les aides correctement, mais du moment que les aides sont bien mises, elle part au quart de tour, pas besoin de se battre pour obtenir un reculer ou une session. Par moment, j'avais même l'impression que de penser à l'action que je voulais suffisait pour l'obtenir!!

Et puis pour finir le cours, je me suis calée derrière une cavalière qui s'entrainait pour une reprise de dressage de C1!!
J'ai trouvé ca plutot rigolo, et c'est ce qu'il me faudrait pour m'obliger à avoir plus de rigueur à cheval. Alors bien sur, moi qui n'ait jamais fait de concours de dressage de ma vie, si j'avais été notée, c'aurait été une catastrophe, d'autant plus que je ne connaissais pas la reprise, et je ne pouvais pas trop anticiper ce que la cavalière devant moi allait faire.
Mais tout de même, ca m'a permis de réussir pour la première fois un galop - pas, et de faire pour la première fois également un changement de pied au galop (chose que je n'ai pas encore appris, alors j'ai fait ca un peu à l'arrache!)

Enfin voilà, je suis rentrée ravie de cette première lecon, en me demandant comment j'ai pu me passer de cheval pendant ces deux mois!!
par Colombobine publié dans : Colombobine à cheval communauté : Un amour de cheval
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Dimanche 24 août 2008
Petite vidéo, malheureusement, je ne sais pas comment la bloguer depuis youtube, donc je vous envoie juste le lien.
C'est le passage d'un australien en dressage au JO de Pékin. J'adore la vidéo ainsi que la musique, et je trouve surtout que l'on voit bien tous les mouvements du cheval. Voici donc ce que l'on tente de m'apprendre pendant mes cours d'équitation, même si bien sur je suis à 10 000 lieues de maitriser la discipline ainsi! Je ne maitrise pas encore le piaffer, ni les changements de pieds au galop, et quant aux autres mouvements, tels la pirouette, ou l'appuyer, on va dire que je sais les esquisser sur la carrière de dressage!

Voici également une vidéo que je trouve sympathique sur le pire et le meilleur de l'équitation!
par Colombobine publié dans : Colombobine à cheval communauté : Un amour de cheval
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Mardi 1 juillet 2008
Enfin j'ai pris la peine de le prendre en photo, depuis le temps que je parle de lui. Voici donc Marius mon Chouchou à moi, que j'ai d'ailleurs monté ce matin, et vraiment, c'est un amour de cheval!


Au box il est curieux, calin, gourmand, un peu sacripan quand même à vouloir toujours sortir avant l'heure! Mais il est à l'écoute, observe tout se qui se passe autour de lui, et c'est un cheval très proche de l'homme, qui ferait la tronche si on ne venait pas lui faire un petit calin!
Et au manège, c'est pareil, un amour. Son seul défaut ; je l'ai déjà dit je crois ; c'est d'être un cheval de tête, et de chauffer si un autre cheval se trouve devant lui.

Je l'ai donc monté ce matin, et je suis ravie de constater que je fais pas mal de progrès en ce moment. L'équitation, c'est comme les maths, on peut nous expliquer un mouvement des dizaines de fois, s'il n'y a pas de déclic, on n'y arriveras jamais. Il y a quelques mois, j'ai eu le déclic de garder mon dos bien droit et mes mains fixes, coudes au corps. Et depuis, tout fonctionne beaucoup mieux! Et depuis deux trois cours, j'ai le déclic d'avoir les jambes fixes. C'est bête, mais je viens de comprendre que ce sont les mollets qu'il faut serrer, et pas les genoux!
Alors je commence à me corriger, mais c'est un travail constant, car ce sont des années de mauvaises habitudes à effacer!
Et puis la semaine dernière, j'ai bien réussi tout le cours à garder les mollets serrés, mais je montai Vif, petit gabarit.
J'étais donc impatiente de voir ce que ca allait donner avec un grand bonhomme comme Marius, et ma foi, je ne m'en suis pas si mal tiré que ca. Et puis j'ai réussi à travailler avec le pèpère sur des points qui me font habituellement défaut, comme les changements d'allure.
Bref, je suis ravie, et je n'attends qu'une chose et d'arriver à mardi prochain pour faire encore plus de progrès!
Un jour peut être, j'arriverais même à m'inscrire en concours!




Là c'était après la douche. Désolée, je n'ai pas réussi à sélectionner moins de photos, je voulais être sure que tout le monde voit à quel point il est beau grand, fort, vif, curieux, malin, intelligent... Bref le cheval parfait quoi! En tout cas, si j'avais les moyens d'en posséder un à moi, ca serait lui sans hésiter!


par Colombobine publié dans : Colombobine à cheval communauté : Un amour de cheval
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